Histoire, géographie, géopolitique du monde contemporain, voie S

 
 
En classes préparatoires économiques et commerciales option scientifique, l’histoire et la géographie et la géopolitique sont associées pour ne faire qu’une matière, qui est novatrice et dépasse les frontières entre disciplines académiques. Il s’agit d’expliquer la complexité du monde contemporain en combinant les dimensions géoculturelles, géo-économiques et géopolitiques.
 
Le programme d’« histoire, de géographie et de géopolitique du monde contemporain » est destiné à donner aux étudiants les bases de la connaissance et de la compréhension du monde dans lequel ils auront à agir. Il n’a pas pour but de former des spécialistes, il écarte toute approche sectorielle trop étroite. Sur le plan économique, l’enseignement n’a pas pour objectif l’étude des théories, mais l’analyse des faits, dans leurs dimensions historiques et territoriales.
 
C’est une matière structurante qui permet de mieux comprendre le monde contemporain dont l’approche, moins manichéenne depuis la fin de la guerre froide, ne permet plus d’ignorer les données de base des civilisations, des cultures, voire des ethnies et des religions, des ressources et de leurs implications commerciales et stratégiques, telles qu’elles s’imbriquent dans un territoire donné. D’où l’introduction de la dimension géopolitique nécessaire, on s’en rend compte tous les jours, à ceux que la mondialisation amènera, de plus en plus nombreux, à agir dans des horizons lointains et divers.
 

Quel contenu ?

 
Le programme est articulé sur deux ans.

     

  • En première année, il vise à donner aux étudiants une connaissance des concepts et des mécanismes indispensables à la lecture et à la compréhension du monde. Les phénomènes contemporains sont mis en perspective par l’étude de trois tableaux du monde successivement en 1913, 1939 et 1945. Puis l’étude de la guerre froide, de la décolonisation, des modèles de croissance et de la crise des années 1970/1980 permet d’aboutir à la mondialisation dont on étudie la genèse, les acteurs, les enjeux.
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  • En deuxième année, le programme évite la démarche exhaustive et la focalisation sur des exemples nationaux trop fragmentaires, mais s’efforce de donner des clefs de compréhension des grands ensembles géo-économiques et géopolitiques, qu’il s’agisse de l’Europe (y compris centrale et orientale), de l’Amérique (y compris latine), de l’Asie, mais aussi de l’Afrique et du Proche et Moyen-Orient.

 
Quelques exemples de thèmes étudiés :

     

  • Tableaux géopolitiques du monde en 1913, 1939 et 1945
  • La construction européenne et ses enjeux
  • De l’internationalisation à la mondialisation de la production et des échanges
  • La France dans le monde
  • Tableau géopolitique du monde actuel
  • Territoires, espaces maritimes, terrestres, immatériels et frontières dans la mondialisation
  • Les défis du développement durable : démographie, inégalités, santé, alimentation, eau
  • La mondialisation en débats
  • Géopolitique de l’Europe
  • États, territoires, cultures et sociétés en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient
  • Géopolitique des Amériques
  • Le rôle régional et mondial de la Chine, de l’Inde et du Japon
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Quelles épreuves aux concours ?

 

À L’ÉCRIT

 
L’épreuve (4h) porte sur le programme des deux années de classes préparatoires et se présente le plus souvent sous la forme d’une dissertation. Un exercice cartographique de synthèse est parfois exigé.
 
La dissertation obéit à des règles qui sont longuement explicitées par les professeurs. Les étudiants s’entraînent à cet exercice pendant les deux ans que dure la préparation. L’exercice demande de la rigueur, mais ne pose pas de problème particulier à ceux qui se plient aux exigences requises. Les usjets sont toujours transversaux et larges pour évaluer les capacités de problématisation, de synthèse, de réflexion et d’organisation des candidats.
 

À L’ORAL

 
Il existe une épreuve d’histoire, géographie et géopolitique à HEC. Cet oral porte sur le programme des deux années et les candidats traitent un sujet imposé. Notons que plusieurs candidats passent sur le même sujet ce qui permet au jury une évaluation comparative. Les sujets sont beaucoup moins généraux et transversaux qu’à l’écrit. Après une préparation d’une demi-heure, ils exposent leur sujet pendant dix minutes, puis répondent aux questions des examinateurs pendant dix autres minutes. Cet oral reste mythique pour tous ceux qui l’ont subi.
 
L’enseignement d’histoire, de géographique et de géopolitique du monde contemporain est par ailleurs particulièrement utile pour les épreuves d’entretien, même si ceux-ci ne portent pas sur des connaissances précises.

Quelle préparation ?

 
Les horaires sont de 6h par semaine en première comme en seconde année.
 
Les professeurs dispensent des cours dont l’objectif n’est pas l’accumulation factuelle, mais bien de mettre en perspective les processus historiques, géographiques, géo-économiques et géopolitiques pour conduire les étudiants à une véritable réflexion nuancée et approfondie sur le monde, à toutes les échelles. L’enseignement doit être complété par des lectures personnelles. D’autres approches de la réalité contemporaine, voyages, stages, visites d’entreprises sont utiles.
 
L’entraînement aux épreuves des concours se fait par des devoirs programmés tout au long des deux années de préparation.
 
Des « colles orales » de 20 minutes toutes les deux semaines permettent un suivi individualisé des étudiants qui apprennent à s’exprimer avec concision et clarté.
 
Une lecture régulière de la presse est indispensable pour une bonne préparation.
 
L’enseignement d’histoire, de géographie et de géopolitique du monde contemporain s’avère attrayant. Les étudiants qui savent lui consacrer le temps nécessaire peuvent en tirer un avantage décisif aux concours.