Les langues vivantes, voies E, S et T

 
 
Deux langues étrangères, dont l’anglais en 1ère ou en 2ème langue, sont exigées.
 
L’enseignement des langues en classe préparatoire ne se limite pas à un simple apprentissage. C’est un enseignement orienté vers la compréhension du monde contemporain et des problèmes de société. Ouverture d’esprit et curiosité sont donc les qualités attendues des étudiants.
 
L’allemand et l’espagnol sont, après l’anglais, les plus fréquemment choisies, mais l’éventail des langues proposées est important (italien, russe, arabe, chinois, japonais …).
 
 

Quel contenu ?

 
Pas de programme à proprement parler, mais un ensemble de compétences à consolider :
 

  • maîtrise de la grammaire,
  • développement de la capacité de compréhension,
  • développement de la qualité de l’expression écrite et orale.

 
Les textes étudiés, principalement extraits de la presse étrangère, traitent de l’actualité économique et de faits de société. Le candidat doit acquérir « les éléments de base nécessaires à la compréhension de la civilisation et de la culture du pays étranger, notamment dans le domaine des institutions et des réalités économiques et commerciales ». L’objectif est de saisir les nuances des textes et de disposer de moyens linguistiques pour s’exprimer avec aisance et précision.
 
 

Quelles épreuves aux concours ?

 

A L’ECRIT

 
Les épreuves écrites de langues sont réparties en trois banques d’épreuves : la banque CCIP (Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris) pour sept grandes écoles, la banque ECRICOME pour six écoles de province, la banque IENA pour toutes les autres ESC.
 
Elles comportent :
 

  • deux traductions, version et thème. Les textes proposés à la traduction sont tirés de la presse ou d’auteurs contemporains. La longueur et la difficulté de ces traductions varient en fonction des concours et de l’épreuve (LV1 ou LV2).
  • une épreuve d’expression écrite qui peut prendre diverses formes selon les concours. L’épreuve évalue la capacité à rédiger et à répondre à des questions de réflexion. La qualité de la langue est un critère décisif pour la notation : le candidat doit être capable de formuler ses réponses dans une langue à la fois correcte, riche et nuancée.

 
 

A L’ORAL

 
Pour les épreuves de la banque IENA ou de la banque ECRICOME, le candidat dispose de 20 minutes pour écouter l’enregistrement d’un article de journal ou d’un dialogue d’une durée de 3 à 4 minutes. Il se présente ensuite devant un jury pour rendre compte de cet enregistrement. L’exposé est suivi d’un dialogue avec les examinateurs afin de cerner les compétences du candidat, de tester sa spontanéité et de vérifier sa capacité d’improvisation. Comme pour la préparation, le temps d’interrogation devant le jury est de 20 minutes.
 
Le candidat sera jugé à la fois sur sa compréhension de l’enregistrement et sur son expression. La qualité de la langue est déterminante pour la note finale ainsi que la capacité à présenter une synthèse ou un compte-rendu structuré et un commentaire organisé et pertinent. Les candidats ne passent l’épreuve qu’une seule fois dans les deux langues. La note obtenue compte pour chaque école présentée.
 
Les écoles regroupées à l’écrit dans la Banque CCIP organisent un oral spécifique à chacune d’entre elles.
 
Il s’agit pour HEC d’une épreuve à partir d’un enregistrement audio, à peu près sur le modèle précédent, mais sur un registre plus exigeant.
 
Pour les autres écoles, l’oral consiste en un compte-rendu et commentaire d’un texte écrit, à caractère journalistique. Là aussi, l’exposé est en règle générale suivi de questions. L’esprit qui préside à cet oral est sensiblement le même que celui qui a été décrit au paragraphe précédent. Les textes ou enregistrements proposés sont en général des articles de la presse étrangère sur des sujets d’actualité touchant aux problèmes économiques, politiques et de société des pays concernés. Le support peut aussi être en français (ESSEC LV1, SKEMA toutes langues).
 
 

Quelle préparation ?

 
L’horaire d’enseignement est de 3 heures par semaine en LV1 et en LV2 dans les voies économique et scientifique. Il est plus élevé en voie technologique. A cet horaire s’ajoute une interrogation de préparation à l’oral de 20 minutes toutes les deux semaines.
 
L’étudiant est préparé, grâce à un entrainement modulé et intensif, aux épreuves écrites et orales.
 
L’enseignement vise :
 

  • à comprendre et à traduire des textes de langue étrangère en français (version), et du français en langue étrangère (thème).
  • à acquérir et maîtriser la grammaire par des exercices d’application diversifiés.
  • à rédiger : l’expression écrite s’acquiert par un enrichissement lexical systématique au travers notamment de la lecture régulière de la presse.
  • à découvrir la civilisation des pays étudiés par les cours, les études de textes et les exposés.
  • à s’entraîner aux épreuves de l’oral, notamment par les « colles« , occasion idéale de perfectionner maîtrise de la langue parlée et prononciation.

 
Bref, le programme est ambitieux et exigeant, mais grâce à un travail régulier et à l’entraînement proposé, la grande majorité des étudiants parviennent à atteindre le niveau exigé par les concours, certains de façon remarquable.